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Les régions Pokémon
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Pour certains, les jeux vidéo peuvent être perçus comme des éléments perturbateurs chez certaines personnes. Pour d’autres, ils revêtent un caractère plus sacré, plus près d’un plaisir depuis longtemps recherché de l’immersion dans l’irréel. Ou encore, il s’agit d’un moyen de se complexifier la vie en essayant de discerner, au coeur de certains RPG, les meilleures stratégies possible en fonction de données statistiques.

La région de Kanto
Qu’importe notre perception, il faut avant tout poser un regard critique sur l’oeuvre d’art construite par une équipe soudée de développeurs sur une période de plusieurs mois, voire sur plusieurs années. Les différentes régions qui composent le monde de Pokémon illustrent bien ce développant plus ou moins fastidieux depuis la naissance de ce phénomène dans les années 90. Leur travail depuis ce temps, somme tout remarquable, va de pair avec l’essor technologique de l’époque contemporaine, ce qui leur permet de meilleures possibilités graphiques, donc d’inclure nécessairement de nouvelles variantes dans la géologie des lieux.
Évolution de la complexité géologique
De la première à la dernière génération, une certaine évolution quant à la structure des régions semble s’installer. En effet, en plus d’une amélioration des éléments visuels classiques (arbres, routes, herbes, etc.), de nouveaux éléments apparaissent : neige, volcan, désert. À ceux-ci s’ajoutent des éléments propres aux dernières générations : tempête de neige, de sable, brouillard. Les créateurs instaurent une réalité géologique intéressante, multipliant les possibilités offertes aux joueurs... et à la diversité des Pokémons. Une plus grande différence de lieux augmente considérablement les genres de Pokémons susceptibles d’être rencontrés.

La région de Hoenn
Les différences s’expliquent surtout par l’amélioration des possibilités graphiques du jeu. Depuis les premières cartouches, il y a de cela plus d’une décennie, le monde du jeu vidéo évolue constamment, repoussant les limites de l’imaginable. Les graphiques deviennent plus près de la réalité, où il est possible de créer un style graphique particulier, comme le cas d’Okami. Le succès de la franchise aide aussi à investir d’importantes sommes d’argent dans le milieu, investissant davantage dans le développement des régions. Ainsi, suivant la logique de l’essor de la technologie, liée au succès incontestable de la franchise, les prochaines cartouches devraient nécessairement apporter de nouvelles structures géographiques intéressantes (les saisons dans la cinquième génération témoignent de ce désir d’ajouter de plus en plus d’éléments vraisemblables dans un monde imaginaire).
Un monde fictif
L’ensemble des jeux comporte routes et forêts, hautes herbes et rivières, montagnes et lieux de captures étranges. Les idées de la première génération demeurent toujours, à l’exception près de l’apparence graphique qui aujourd’hui parait désuète. Les possibilités graphiques des consoles portatives ne cesseront jamais de peaufiner l’aspect visuel du jeu.
L’évolution des technologies ne cessera sans doute jamais. Peu à peu, les possibilités se développent de façon exponentielle, facilitant ici et là la transposition du joueur humain dans la console portative. L’ambiance figure parmi les éléments clés nécessaires à l’épanouissement du joueur, et ce qu’importe le jeu abordé. Dans le cas ici de nos cartouches à l’incalculable nombre de Pokémon, il est question, non pas de créer la réalité, mais de la recréer, d’où certains éléments irréalistes dans la composition des régions.
Plusieurs jeux, de par leur sujet (les guerres mondiales, un environnement postapocalyptique, etc.), recherchent avant tout à reproduire fidèlement la réalité pour maximiser la transposition du joueur, un peu comme le phénomène de la catharsis dans certaines pièces de théâtre. Toutefois, certains jeux s’éloignent de la réalité, ne tendent pas vers elle. Les possibilités graphiques ouvrent l’imaginaire. En ce sens, le contenu visuel que l’on retrouve dans les jeux Pokémons peut varier, sembler irréaliste, mais tant que cela va de pair avec l’imaginaire du jeu.

Îles Orange
Bien qu’il existe sans aucun doute des exceptions qui confirment la règle, il est somme toute rare de croiser, à quelques routes près, un volcan et une montagne enneigée, entre un immense désert dans lequel se situe une métropole, comportant uniquement une trentaine d’habitants. Chaque continent du monde Pokémon possède des éléments géologiques qui ne peuvent pas nécessairement se côtoyer dans les conditions proposées.
Cela se prête bien au gameplay et facilite aussi le déplacement du personnage (en effet, prendre une minute pour changer de ville à pied semble peu réaliste, mais se joue bien plus facilement). Les graphiques suivent cette tendance. En jouant sur une cartouche Pokémon, il ne faut pas s’attendre à la réalité, mais à un autre monde dans lequel la réalité proposée diffère de la nôtre sur les plans esthétiques et scientifiques, mais sans que cela vienne déranger l’expérience du jeu. En cela, les cartouches se révèlent intéressantes, au même titre qu’un Zelda, dans la mesure ou les concepteurs proposent un univers biaisé, sans le considérer comme la réplique du nôtre.
Complexité des lieux
De génération en génération, la complexité des lieux semble accroître. Les possibilités technologiques offertes par la console permettent d’expliquer d’une certaine façon cette évolution dans les différents éléments constitutifs de la région visitée. Il arrive aussi parfois que les cavernes et autres lieux semblent plus aisés à franchir que ceux des régions précédentes. Ceci peut s’expliquer par une baisse du niveau de difficulté du jeu, dans le but d’aller chercher un public encore plus large, sans pour autant tout diminuer. De plus, il s’agit là d’une opinion divergente selon les individus et leur recherche de complexité.

La région de Kanto sur Pokemon Bleu et Rouge
Des lieux plus complexes et diversifiés permettent aux concepteurs et autres développeurs d’augmenter considérablement les différents Pokémons et d’offrir une trame narrative plus étoffée. Bien entendu, un monde qui abrite des volcans, des cavernes sous-marines, des tours secrètes à explorer, sera plus intéressant, d’une certaine manière, que la simple visite de villes. Ces possibilités transparaissent dans les dernières générations. En effet, peut-être est-ce sous l’influence des divers Pokémons ou de simples idées marketings, mais les intrigues semblent se peaufiner avec le temps. Les efforts de la Team Rocket pour renverser une compagnie semblent loin.
Le mythe de fondation du monde semble s’imposer. Les lieux propres à ses créatures de légende s’imposent aussi. Kyogre, Groudon, Dialga, Palkia... Ce ne sont que quelques-uns des Légendaires étranges qui parsèment les dernières générations. Des lieux inusités les suivent, avec des îles, s’il le faut, dans certaines générations. Les possibilités ne cessent de s’accroître au rythme de l’évolution du paysage (de la région), qui suit le rythme même de l’évolution technologique des consoles portatives.
Diversité des Pokémon
Les changements importants dans la structure physique des régions parcourues permettent, logiquement, une plus grande diversité dans les Pokémons qu’il est possible de rencontrer. L’apparition d’éléments distinctifs (neige, volcan, désert, forêt luxuriante, manoir abandonné, etc.) permet en effet de considérer certains endroits comme le nid naturel de l’apparition de certains Pokémons et, par conséquent, de faciliter la capture de certains spécimens.

La région de Johto
Cette diversité offre aux développeurs le choix, soit de ramener ceux déjà rencontrés dans d’anciennes générations, soit de créer de nouvelles espèces dont les habilités, le type, et l’apparence physique peuvent expliquer — de manière parfois plus ou moins subjective — l’existence de ce Pokémon. Ainsi, l’apparence géographique du monde Pokémon favorise une lecture du jeu plus scientifique que le laissait entrevoir la première génération. Toutefois, il ne faut pas considérer ce jeu ainsi, sinon l’imaginaire s’écroulerait sous les raisonnements scientifiques. Pokémon demeure avant tout un monde imaginaire, proposé comme tel, et que l’on doit accepter comme tel.
La série désire ainsi se crée un univers particulier, plausible dans le contexte dans lequel il s’installe. Qu’importe les régions (puisqu’il existe de nombreuses régions, sans parler des îles et des lieux que la franchise pourrait ajouter), la même tendance prédomine : offrir un univers similaire aux anciennes versions, étayer les possibilités géologiques dans le but d’offrir une diversité de lieux et de Pokémons. Bien plus qu’un simple prétexte à la capture, les lieux, peu à peu, se démarquent par leurs caractéristiques dans la trame narrative des jeux. Il n’y a pas que les Pokémon qui évoluent : l’univers complet évolue, au rythme de la technologie et aux idées proposées.
Dossier rédigé par Jesand
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